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LE TEMPS DES INCERTITUDES
Parce qu’il a bien trop d’amis qui le vénèrent, de par le monde, pour sa contribution décisive à l’avènement de la démocratie dans son pays, en 1991-1992, jamais le président Amadou Toumani Touré n’aurait osé demander une prolongation de son deuxième mandat, encore moins un troisième, que la Constitution du Mali n’autorise d’ailleurs pas. Les circonstances – les dieux de la guerre, diraient certains – semblent conspirer pour lui accorder une prorogation, au moins le temps de pacifier l’Azawad, qui représente pratiquement la moitié nord de son pays. Par Jean-Louis Adonaï
Depuis la mi-janvier, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), épaulé par des anciens rebelles touaregs regroupés sous l’appellation « Alliance du 23 mai », sévit dans la partie septentrionale du territoire avec une revendication qui n’a jamais été aussi claire : l’indépendance, pour un territoire situé au nord d’une ligne qui partirait de la fron- tière mauritanienne à l’Ouest à la frontière nigérienne, à l’Est, en passant par Tombouctou et Gao. Ce n’est, certes, pas (encore) la guerre, mais les premiers signaux sont pour le moins inquiétants.
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